TVC Audio - The Vintage Corner

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WADIA X64.4 - Entrée SPDIF-TVC


Avant propos


A priori la l’intérêt pour la Hifii est un loisir. Celui qui pratique un instrument de musique sait qu’il doit travailler son instrument, celui qui pratique un sport quelconque sait qu’il doit “s'entraîner”, mais dans les deux cas ce sont des pratiques qui sont associées à la notion de plaisir, des pratiques que l’on réalise pour soi-même mais aussi des pratiques sociales. Dans la pratique sportive, par le biais de la compétition il est facile de déterminer son niveau. On peut pratiquer au niveau local, départemental ou au delà. On peut aussi courir pour son plaisir, mais lorsque l’on rapporte la distance parcourue au temps mis pour la réaliser, le verdict du chronomètre est sans appel.

Dans le monde de la Hifi, c’est tout le contraire. De nombreuses personnes parlent sans savoir, les revues véhiculent un grand nombre de sottises et les constructeurs profitent outrageusement de cet état d’ignorance. Dans l’entrée et le milieu de gamme, la question du coût de production est primordiale : les solutions retenues doivent être économiques et surtout les solutions technologiques sont des solutions “grand public” (jetables à la première panne). Pour ce qui est du haut de gamme, il faudrait s’entendre sur les termes : souvent des équipements se trouvent proposés à des prix très élevés, potentiel indicateur du haut de gamme, alors que le contenu technologique est indigent. Le vrai haut de gamme est plus rare. Les tarifs sont élevés car la production est réalisée (et vendue) en petite quantité, les équipements sont bien souvent le fruit de l’expérience dans le domaine du concepteur ou le résultat d’une idée novatrice.

Et voila que l’audiophile, au lieu de “pratiquer” son loisir en ayant des retombées positives, se retrouve taraudé par mille questions. Est-ce que tel appareil “marche” mieux que tel autre ? Dois-je disposer de tel support sous le lecteur de CD pour lutter contre les vibrations ? Le câble untel est “une révélation” d’après le magazine “Haute Publicité”, j’ai pu lire sur un forum que je dois utiliser ce conditionneur de courant... Tout est fait pour que l’audiophile développe un sentiment de culpabilité vis à vis de son équipement : il n’a pas le bon amplificateur, le bon lecteur de CD, le bon pouêt-pouêt.

Beaucoup de questions sont du domaine de “la distinction”. L’audiophile standard doit répondre à différents besoins, notamment des besoins sociaux ! Il doit être identifié comme une personne qui sait, une personne experte en son domaine. Sans compter que le besoin d’être reconnu par ses pairs passe aussi par la différence, la distinction : le marché l’a compris. Il se trouve pléthore de gadgets plus ou moins onéreux et / ou inutiles disponibles pour celui qui veut se distinguer (mais pas trop) de ses pairs. Reposant sur cette volonté de se distinguer de la masse et de se reconnaître entre eux, les élus de la science audiophile génèrent  moult chapelles, pléthore de courant de pensée : on trouvera de la distinction dans les électroniques en Classe A, dans les appareils à tubes, les montage sans contre-réaction (NFB), dans telle triode, dans tel schéma électronique...  

Les animateurs du site de TVC proposent une nouvelle approche en matière d’audio numérique : il ne s’agit pas d’une mode à laquelle se conformer, d’une directive donnée par une revue, d’une lecture éclairée effectuée sur un forum, ni de la volonté de se distinguer de ses pairs, peu important le moyen. Il s’agit d’une approche scientifique : vous conviendrez que c’est original !

A la fin des années quatre vingt les premiers Wadia étaient disponibles. Ces produits pouvaient assurer le besoin de distinction, puisque les prix étaient stratosphériques, que le Wadia 2000 était livré en quatre boîtes et que le passant ordinaire pouvait ne pas comprendre quel était l’intérêt du système : “haaaa, la distinction” ! Pour le tarif, il fallait compter à l’époque avec la marge très généreuse de l’importateur : les temps on changés et désormais internet permet de s’informer.

Loin des questions d’apparences sociales, comme indiqué dans l’article sur le Wadia 1000, le génial Moses Wadia avait repensé la question de la conversion numérique analogique. Et les premiers produits étaient (terriblement) onéreux, mais au lieu d’utiliser des solutions grand public (destinées à réduire les coûts et accroître les marges) Wadia s’appuyait sur ses concepts novateurs (déjà utilisés par ailleurs mais novateurs dans la Hifi) et une construction hors norme : une électronique “pro”, des châssis type aéronautique et des appareils conçus pour fonctionner en continu durant vingt ans.

L’article présent jette son dévolu sur l’un de ces produits, le Wadia X64.4 French Curve, et propose une mise à niveau en ajoutant le module SPDIF Input de TVC, opération décrite dans les lignes suivantes.

A quoi tout cela sert-il ? Au lecteur de construire sa propre opinion, nous fournissons des éléments chiffrés lui permettant d’enrichir sa réflexion. A quoi cela sert-il de diminuer le jitter au delà du niveau considéré comme satisfaisant en audio “commerciale” (environ 50ps) pour le descendre à un niveau tel que seuls des instruments de mesure très spécialisés peuvent mesurer ?

C’est que l’objectif est de faire “beaucoup mieux” (moins de 5ps) que l’audio commerciale. Il s’agit de rester dans l’esprit initial de Wadia en proposant des évolutions en électronique “pro”. Pour revenir à l’analogie sportive, en proposant ce niveau de qualité, nous ne sommes pas en train de jouer au niveau départemental.

Les mesures permettent de mesurer la production passée et actuelle, et devinez la suite : l’excellence aux mesures se trouve corrélée par l’écoute ! Quelle surprise, n’est ce pas ?

Introduction


Suite aux expériences menées sur le Wadia 1000 et Wadia X32, c’est au tour du Wadia X64.4 de bénéficier cette cure de jouvence. Pour la blague, on pourrait écrire : "A la différence des deux modèles précédents qui étaient identiques, le Wadia X64.4 est diffèrent" ! Dans le Wadia 1000 et X32 l’installation de la première version du module SPDIF était mécaniquement possible. Hélas le X64.4 est d’un point de vue mécanique sensiblement différent. Une nouvelle version du module, plus compacte, a été conçue pour s’intégrer parfaitement dans le Wadia X64. Il faut dire que le boîtier du X64 est bien trop épais pour envisager le perçage sans outil industriel. Le module SPDIF Input redessiné va utiliser physiquement l’orifice du la BNC d’origine.

Les aspect mécaniques

La carte électronique est directement collé contre le fond du boîtier et pour l’installation du module TVC il faut tout d’abord démonter cette carte, puis dessouder le connecteur BNC. A l’aide de la tresse à dessouder nous procédons à la dépose du connecteur d’origine.



Ce sera la seule pièce que l’on enlèvera et le nouveau module TVC occupe tout le volume libéré. Concernant, un éventuel perçage du boîtier, que le lecteur se rassure. Comme indiqué ci-dessus, cette opération n’est pas nécessaire : la conception du module fait que l’emplacement du Wadia est suffisant : “ça rentre pile poil” !



Par contre, veuillez notez la remarque suivante. Les fiches BNC sont dotées de méplat sur le pas de vis, permettant un blocage mécanique anti-rotation. Comme les fiches BNC sont soudées sur le PCB, Wadia a percé “large” les trous des BNC. Alors, attention tout de même : le module TVC devra être serré avec une rondelle frein car il ne bénéficie pas du blocage dû au pcb.

Aspects électroniques

Depuis la fiche BNC, le signal SPDIF est filtré et aplati pour être donné à l’entrée de l’ampli différentiel MC3430, et le mal est déjà fait. Cet aplatissement puis redressement des signaux est une constante chez Wadia de la première génération, donc le module TVC devrait en toute logique apporter un mieux.

Voici le signal filtré par les premiers étages. On est revenu au 20 ns classique.

Le lecteur Kenwood DP990 SG, avec horloge et module de sortie TVCet son câble RG179, donne des temps de montée et descente 10 fois meilleurs... C’est dommage que ce potentiel reste en partie inexploité. Mais avec le nouveau le module SPDIF Input dans le Wadia le lecteur va pouvoir donner le maximum. Il faut dire que toute la chaîne génère un jitter extrêmement peu élevé.

Le circuit MC3430 ( fabriqué par Motorola et National Semiconductor sous la référence DS1651) est un “High Speed MOS Sense Amplifier”  dont la structure de base est un ampli différentiel suivi d’un porte NAND, c’est peut être bien pour les applications mémoires avec une fonction NAND, pour l’audio numérique c’est un peu trop compliqué pour les applications très faible Jitter. En tout cas, le module TVC est plus direct. Il faut savoir que chaque composant, connecteur, bout de câble ajoute un tant soit peu son jitter. C’est la taxe jitter. Un composant logique avec un étage suivi d’un autre ajouter plus de jitter qu’un composant simple.  Les composants logique en CMOS d’aujourd’hui paient moins cher en taxe jitter que les composant en technologie bipolaire des années 80.


Le signal en sortie du MC3430, assez dissymétrique …

En manipant avec l’oscilloscope,  je me suis retrouvé avec une situation imprévue : le signal sur la voie 2, rien sur la voie 1, et bien j’ai vu une activité sur la sortie 1, de la diaphonie. Cela veut dire que les portes du MC3430 ne sont pas très étanches et dans la situation ou 2 signaux sont présents, un peu de la sortie de l’un bave sur l’autre. Rien de très plaisant et de toutes façons, le module TVC écarte cette problématique, il n’y a plus ce phénomène.

Le module SPDIF Input TVC

Mécaniquement, le module est bien ajusté, et on profite du coup d'oeil pour remarquer les 2 VXCO en boîtier métallique cote à cote et le comparateur de phase ( boitier DIL8)  entre les VCXO et le FPGA Xilinx de 1800 éléments logiques dont la vitesse de fonctionement est de 70 Mhz. Ce FPGA contient le décodeur SPDIF et commute les horloges selon le signal entrant. Le deux VCXO et le comparateur de phase forment une PLL RockLock. Nous avons plusieurs prototypes fonctionnant sur des X32 et qui remplacent la RockLock par un VCXO plus performant, il faudra consulter le site de TVC dans les semaines qui viennent pour en savoir plus.

Pour revenir au FPGA, bien entendu aujourd’hui ce modèle est obsolète : il convient de ne pas le griller, même si l’on trouve de temps en temps sur le net.

Sans attendre, le module TVC :
Signal bien symétrique, temps monté et de descente plaisants.

Écoutes

Il faudra lire TVC dans les semaines qui viennent ! La SPDIF Input a donné d’excellent résultats sur le Wadia 1000 et X32. Profitons de ce paragraphe pour indiquer que nous pouvons disposer des condensateurs pour l’alimentation des Wadia 2000 / 1000 / X64 mais la commande pour lancer la fabrication est de 100 pièces (délai deux à trois mois) : si tout va bien cela ferait même un coût d’environ 150€ pour les pièces ! Si vous avez un de ces modèles il faut nous contacter !


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