TVC Audio - The Vintage Corner

Products for Audio Numeric and Vintage uprgades





WADIA 1000 - Revisité







Table des matières




Introduction



Le Wadia 1000 est sorti en 1988, quelques mois après la mise sur le marché du Wadia 2000 et son succès foudroyant. Le 1000 représenta chez Wadia une alternative plus économique au gros monstre en quatre boîtiers qu’était son prédécesseur. Il faut dire qu’en Euros actualisés, le tarif du W2000 à 100 000F en 1988 correspondrait aujourd’hui à un petit 23 542€ : non, il n’y a pas d’erreur typographique. Plus économique, le Wadia 1000 sortait aux alentours de 40 000F (dans la version présentée) soit un modeste 9400€ “actualisés”.

Après ce préambule, laissons la parole à Rémi pour un article qui fait le point sur les premiers Wadia...

...C’est la première fois que j’ai entre les mains un Wadia 1000, celui que Renaud m’a fait parvenir, et je commence à avoir une vision plus complète des premières machines de la marque. Pour que l’on puisse se repérer dans les références des premiers convertisseurs numériques analogiques (DAC) Wadia, cet article propose une analyse du Wadia 1000 comparé à ses frères : Wadia 2000 et X64.4. Wadia s’est livré à partir d’une banque de sous-ensembles à une sorte de mécano pour réaliser ses machines : W2000 , W1000 et W X64.4. Pour le compte de TVC et son éternel soucis didactique, je vais procéder à l’analyse du Wadia 1000 et effectuer la comparaison avec :
le Wadia 2000, prédécesseur puis contemporain du 1000
les successeurs du W1000, à savoir le Wadia X64.4 et le Wadia X32.


Pour rappel, le tarif “économique” du W1000 par rapport au W2000 correspondait à quelques économies. Le client n’avait droit qu’à un seul boîtier et des limitations sur les entées (le Wadia 2000 dispose d’un boîtier de multiplexage externe) : 1 seule entrée BNC et 1 seule sortie stéréo, un point c’est tout !

Pour avoir plusieurs entrées, il fallait adjoindre le boîtier DigitLink 30 (comme pour le Wadia 2000) et dans ce cas, l’entrée SPDIF du Wadia 1000 passait de la BNC à l’optique en verre. C’est une configuration que je n’ai jamais rencontrée.


Liste des blocs fonctionnels


Un Wadia est constitué de cinq sous ensembles :
  1. Entrée SPDIF
  2. Filtre sur-écantilonneur x16, identique à celle du Wadia 2000
  3. La carte DAC, identique à celle du Wadia X64.4
  4. Ampli de sortie, très simple, juste des relais.
  5. Alimentation située dans la partie basse de l’appareil


Ces sous-ensembles ont permis à Wadia de concevoir des évolutions de leurs systèmes. Au fur et à mesure de l’évolution du marché (et des critiques), Wadia a conçu de nouveaux sous-système et les a commercialisés sous la forme d’évolutions. D’après ce que nous savons, le Wadia 2000 et Wadia X64.4 ont bénéficié de ce programme.

En conséquence, l’achat d’un Wadia 2000 d’occasion doit être fait avec prudence. Il n’y pas un seul et unique Wadia 2000, mais une multitude. Pour un éventuel achat, il faut regarder les photos de l’intérieur de la machine pour réaliser un état des lieux. En quelque sorte il faut “parler le Wadia”, une langue étrangère spécialisée dans la description des DAC, pour s’y reconnaître dans cette première génération.

Sur la photo ci-dessous, les 4 premiers sous systèmes d’un Wadia 1000 sont visibles (le cinquième se trouve de l’autre côté du châssis). Si le signal SPDIF de la carte “Entré SPDIF” est réalisée par une nappe bien classique, les signaux audio numérique en sortie de la carte “Filtre sur échantillonneur” passent par des connecteurs 10 A avec des fils jaunes ( le connecteur du haut).





Entrée SPDIF


Le Wadia 1000 est sorti avant le X64.4 et propose moins d’entrées et de sorties : une entrée BNC et une sortie stéréo RCA. Il faut attendre le successeur, le X64.4, pour disposer de 4 entrées et deux sorties, RCA et XLR.





La carte SPDIF avec son option “Glass” est quasiment la même que le Wadia 2000 dans sa version de base. Il suffit de lire le descriptif fait par la revue de l’Audiophile et les photos que l’on peut trouver sur le netL Le W1000 ne bénéficie pas du RockLok  que l’on trouve d'emblée dans les Wadia X64.4 et X32.  Le système RockLok est une seconde PLL  (Phase Locked Loop) construit avec deux  VXCO dont le filtre de boucle a une bande passante très faible (en dessous de 10 Hz). Rien n’interdit de penser qu’il y a eu des Wadia 1000 avec RockLok, car j’ai vu une telle carte dans un Wadia 2000 avec le même facteur forme.

Pour comparaison avec le W1000, on trouvera ci-dessous une vue de l'intérieur d’un Wadia 2000. On note le cloisonnement entre les sous-systèmes taillé dans la masse, ainsi qu’à l’arrière du boitier les fiches pour l’alimentation externe. On remarque aussi le récepteur optique ST ( en doré). Les blocs DAC sont différents et d’après la littérature, ils contiennent des opto-coupleurs entre le monde digital et l’analogique. La carte filre d’interpolation est plus récente, avec un EPROM 27C64 facilement remplaçable, et les sorties Sledgehammer (1989). La version du logiciel de la carte Filtre est 40055 rev B.  C’est la même que celle des deux X64.4 dont TVC dispose. A l’époque de l’achat du Wadia 1000 objet du présent article, le vendeur avait indiqué que le filtre avait été mis à jour dans le convertisseur : soit le vendeur avait raison, ce qui est est une éventualité que l’on ne peut pas négliger, soit Wadia s’est contenté de la même version B dans les appareils des années 90.



Dans le coin de la machine, on voit une carte SPDIF Input avec Rocklok (1990), qui pourrait être intégrée dans un Wadia 1000.




Voyer le détail sur la carte avec les 2 VXCO comme dans un Wadia X32 ! même schéma, même oscillateur, même comparateur de phase, même varicap. Pour bien observer, il faut une rotation de 180°, et on trouve dans l’ordre la capacité variable de couleur verte, le transistor bipolaire de l’oscillateur, puis le quartz. En poursuivant la varicap et le comparateur de phase. Je le décrit car la photo du W2000 est petite et et j’ai fait l’effort de la lecture.



L’oeil exercé constate que le RockLoc d’un X32 est similaire à celui d’un Wadia 2000 ! Du coup, les travaux réalisés sur le X32 sont valables pour un Wadia 2000. Avec un peu de chances (et beaucoup de travail) on peut espérer dans quelques mois une “RockLoc TVC” plus précise disponible pour nos vieilles machines !

Voyez, on est parti d’un Wadia 1000 puis nous sommes passés au Wadia 2000 pour finalement constater que le X32, dans sa forme pourtant différente,
dispose de schémas en commun avec les grands frères. D’ailleurs, le X32 a longtemps été considéré comme “un faux Wadia” : certes le boîtier ne paye pas de mine et un coup d’oeil rapide à l’intérieur n’impressionne personne mais pourtant les solutions technologiques sont là !



Filtre  sur-échantillonneur


Voila véritablement la clé de voûte d’un Wadia : sans cela, ce n’est plus un Wadia !
Il semble que ce soit la même carte que le W2000 et que les EPROM utilisées pour changer l’algorithme de filtre soient les même “cypress” introuvables aujourd’hui. C’était l’époque ou Wadia avait pensé que le 2000 pouvait permettre aux clients de développer leur propres filtres numériques. Le Wadia X64.4 a une carte filtre similaire (4 DSP) mais plus récente avec une mémoire EPROM plus classique ( 27C64) et sans opto-coupleur. Mais les cartes semblent interchangeables d’un W1000 à un X64 : dans tous les cas elles sont fonctionellement équivalentes.  D’ailleurs les derniers Wadia 1000 ont intégré la carte du Wadia X64.4.

La révolution Wadia passe par 4 DSP ( les gros carrés), deux par voies, et pour chaque voie, un DSP s’occupe des nouveaux échantillons pairs (0,2,4,...) et l’autre des impairs ( 1,3,5..) et la logique programmable remet tous cela dans l’ordre dans un seul stream. Ce n’est pas de l’I2S mais une suite continue d’échantillons l0,l1,l2 d’un coté et r0,r1,r2 ( dans un stream I2S on a ; l0,r0,l1,r1,l2,r2 ) a une fréquence de 11.2896 Mhz.





L’algorithme du filtre numérique



Histoire, le brevet


En 1989, Wadia Moses a déposé un brevet N°US5075880 (téléchargeable ici) où sont exposées les motivations d'un système de sur-échantillonage x64. Ensuite Wadia donne rapidement la méthode générale pour réaliser un interpolateur temps réel, sans toutefois donner une application numérique.

A partir du brevet, une étude est nécessaire pour celui qui n'est pas spécialiste du filtrage numérique. Néanmoins avec google on trouve rapidement les articles fondateurs et toute une somme d'articles autour de la question.

Le brevet repose sur 3 points :
le sur-échantillonnage élevé ,
les polynômes de Lagrange
et la structure hybride logiciel/matériel du sur-échantillonage produite par :
un logiciel donnant un facteur 16 fois
une structure particulière des DAC donnant un facteur 4 fois soit un équivalent a 64 (16*4) avec 18 bit de résolution.


C'est l'ensemble de ces trois points qui font un Wadia.

Sur échantillonnage



Le schéma ci dessus illustre la réplication du spectre dans un signal échantillonné. Sur la ligne du haut, la fréquence d'échantillonnage est de 48 KHz et a chaque multiple de 48 KHz on trouve une réplication du spectre vu a zéro. Toute la difficulté est de filtrer ces réplications et c'est le rôle du filtre d'un DAC. Si la bande audio va de 20 Hz à 20 Khz, il faut filtrer de 20 Khz a 24 Khz , ce qui est très difficile en analogique car les filtres d'ordre élevé ont tendance a chahuter la phase.

Tout les convertisseurs intégré comme les PCM179X et cs4394 ont un filtre intégré x8. Si le filtre entre 20 Khz et 384 kHz est relativement plus facile à faire (un ordre 3 suffit), Wadia fait la remarque que les images à 384k, 768k, 1152 Khz perturbent le fonctionnement des ampli op car les réplications sont dans la bande passante des composants. Voila pourquoi un dac chinois ne pourra pas faire un Wadia.

Le Wadia met la première réplication à plus de 3 MHz, zone ou les ampli-op de l'époque ne sont plus sensible (OPA606 par exemple), à 3 Mhz, l’OPA 606 n’a plus que 15 db de gain. Par contre à 384 KHz, le gain est de 35 db, 20 db ce n’est pas rien !

La limites de brickwall


Les filtres proposés par les sociétés de semi-conducteurs comme BurrBrown (DF1700, DF1704) ou NPC utilisent une technique par transformée de Fourier pour réaliser le filtrage en fréquentiel et ensuite revenir en temporel par une transformé de Fourier inverse. Ces filtres sont appelés "brickwall", soit “mur de brique” en raison la raideur de la pente quasi verticale après la fréquence de coupure. De telles solutions ont un mauvais comportement en phase, ce qui est rédhibitoire en audio haut de gamme, mais pourtant ultra répandu. C'est le noeud de la critique émise par Wadia à l'encontre de ce système, responsable du pre-ringing et du post-ringing, phénomène très visible sur la photo de droite. A gauche le Wadia 1000, à droite le CD94, sommet de la gamme Marantz en 1986 et motorisé par le Philips SAA7220).

Réponse sur une impulsion Wadia 1000  Réponse sur une impulsion Marantz CD94
Photos (c)2009-E. Juanéda


Les références en Audio


En plus de Wadia, on peut citer trois essais de constructeurs audio pour obtenir une impulsion "propre" (à des coûts extrêmes !) : le convertisseur Denon DA-S1 ainsi que le Luxman DA-07 et le Krell x64. Citons aussi Pioneer qui utilisa "son système" Legato Link dont les courbes étaient calquées sur celles du X32 et dont les avocats de Wadia se sont occupé (Pioneer CD65 présente un son "à la Wadia X32" mais Pioneer n'a pas bien copié et il reste davantage de résidus numériques dans le spectre audio, une machine collector malgré tout !).

Voici un schéma extrait de la documentation de Luxman (pour leur Fluency DAC) qui a le mérite de poser les choses d'un point de vue graphique :



Attention toutefois, les courbes proposées sont tirées de la documentation commerciale de Luxman et non pas de photos d’appareils de mesure. D'ailleurs, le signal stimuli de la courbe "Impulse Respone" est une vue d'artiste car dans la réalité, il s'agit d'un dirac c'est a dire des zéros partout sauf en 1 point.

Simulation


Pour appréhender corectement la problématique, un logiciel de simulation est nécessaire et permet de vérifier les arguments avancés par Wadia. Il ne s’agit pas de les remettre en cause, mais la simulation va permettre de comprendre et d’effectuer la vulgarisation auprès des lecteurs. Le logiciel, outre les calculs des coefficients, permet d'avoir des stimuli (sinus, step, dirac) et quelques fonctions de calcul pour obtenir le spectre de la sortie du filtre. Les algorithmes sont là, il suffit  de les mettre en oeuvre dans un logiciel... En attendant de les implémenter dans un convertisseur “Wadia Like”, projet que TVC caresse du coin de l’oeil puisque les brevets sont en train de tomber dans le domaine public.

L'approche temporelle



Parmi tous les types de polynôme pour réaliser l'interpolation polynomiale, celui de Lagrange est bien connu en Telecom mais demande un peu de puissance de traitement pour calculer les "samples" ou "échantillons" intermédiaires (voir Interpolation dans Wikipedia) : à l’époque du Wadia 2000 la puissance de calcul embarquée dans le boîtier principal corespondait environ à la puissance de quatre micros-ordinateurs, environ 80 Mips pour le W2000 et 20 Mips pour un processeur 486 Intel. Détail amusant, puisque Wadia retenait Lagrange, mathématicien français, la mention “French Curve” était portée sur certains appareils.

Toutes les autre polynômes sont proches mais moins coûteux à implémenter que le Lagange. Pour nous, les polynômes de Lagrange constituent un point de départ. Ainsi il est possible de réaliser un sur-échantillonneur x32 ou x64 facilement. L'ordre des polynômes de Lagrange doit être assez élevé pour avoir une bonne interpolation, comme le montre les simulations. On peut constater qu’un ordre 8 est un minimum. Wadia dans son brevet décrit un système d'ordre 12, pour faire un 16-18 bits.

Sachant cela, la conception d'un logiciel de génération des coefficients des polynômes de Lagrange est nécessaire. On trouve des coefficients dans un recueil de Mathématiques (livres d'avant les ordinateurs dans les années 1930, Handbook of Mathematical Functions d'Abramowitz et Stegmun de page 900 à 913) jusqu'à l'ordre 8. Il faut donc concevoir un logiciel pour les ordres supérieurs avec le facteur de sur-échantillonnage voulu.

Développer les coefficients d'ordre 10 ou 12 est pénible, l'ordre 14 est tout simplement horrible : j'ai une pensée émue pour les calculateurs (spécialistes du calcul numérique avec crayon de papier et gomme), qui sans ordinateur faisaient déjà un tas de choses. Maintenant tout le monde dispose d'un PC surpuissant pour faire le “kikou-lol” (kakou geek) sur le Net. Quel gâchis !


Réponse de la phase




La phase linéaire est recommandé en audio, cela sonne juste.
Bande passante du filtre simulé




A mesure que l'ordre et que le nombre de points pris en compte pour interpoler les nouveaux échantillons augmentent, le bande passante s'accroît. Cela tend vers l'interpolateur idéal.





La carte DAC


C’est encore une carte partagée avec le W2000 et X64.4 avec ces deux blocs de métal usinée et anodisée de couleur “dorée” couvrant les DAC. Ainsi le DAC right et le DAC left sont complètement séparés : chaque voie a ses propres régulateurs de tension, ses propres masses..



Les circuits logiques au premier plan sont les générateurs de phase à 4 temps, permettant d’achever le sur échantillonnage d’un facteur de 4. Les DAC sont du genre PCM56 triés de Burr Brown et au nombre de quatre par voie. Cette technique permet de réduire le bruit d’un facteur 2 (racine carré de 4) amenant la résolution à 18 bits. C’est un principe assez général que l’on retrouve sur les étages phono, pour les applications low noise, on met plusieurs transistors en parallèle, plus le nombre est élevée plus l’amélioration est importante.

Pour l’avoir lu dans un article publié en 1990, il paraîtrait que le Wadia 2000 utilise des opto-coupleurs entre le numérique et l’analogique, ce que le Wadia 1000 n’ont pas.



Amplificateur de sortie


Ils sont commun avec celle du W2000 dans sa première version. Par la suite Wadia proposera des buffers de sortie au doux nom de “Sledge Hammer” : la presse et les clients les plus pointus voyaient leurs voeux exaucés. Pour le Wadia 1000 présenté ici, le filtre anti-aliasing drive directement la sortie. Le X64 et X32 incluent la sortie analogique Sledge Hammer directement, conçue pour “fournir de large quantité de courant même sous de faible impédence de charge”.


On observe que les connecteurs à 4 points sont les signaux analogiques en sortie de la carte DAC, et qu’ils entrent directement sur le relais de sortie. C’est à dire que le signal analogique n’est pas traité activement par cette carte.  Les deux voies sont séparées par une plaquette d’isolation, ceci pour améliorer la diaphonie.





Alimentation


Pas de doute possible, la carte alimentation dans W1000 est estampillée W2000, cette situation se retrouve aussi dans le X64.4. C’est une alimentation que l’on ne rencontre pas souvent pour un DAC, bâtie pour rendre un service permanent. Les régulateurs adossés à des radiateurs fonctionnent à une température modérée ce que qui permet une durée de vie très longue:  C’est de l’électronique industrielle comme on voit rarement dans la HIFI.




La torsade des fils secteur superbement réalisé, un collier tous les 8 centimètres. Avis aux amateurs qui voudraient changer un transformateur, il faut s'inscrire au plus vite à un cours de scoubidous !

Fin de la présentation et passons au choses sérieuses.



Intérêt du module INPUT SPDIF


A l’instar des lecteurs de CD qui sortent un signal SPDIF de mauvaise qualité sur la sortie coaxiale, les convertisseurs (DAC) ont des électroniques d’entrée qui dégradent le signal SPDIF (voir l'articles consacré au Wadia X32).

Ci dessous un schéma avec les mesures réalisées sur un chaîne complète comprenant les modules TVC et un câble d’un mètre équipé des BNC, en utilisant un lecteur de CD quelconque en lecture et un Wadia X32 pour la conversion numérique analogique.
Le lecteur CD quelconque, dont a prouvé dans une expérience précédente qu’il lisait toutes les informations du CD, est doté d’une horloge TVC classe A, dont la précision est de 220 fs (jitter rms entre 10 Hz et 10 Mhz)
en passant par l’électronique, la précision d’horloge au connecteur de sortie du module SPDIF Output TVC en BNC est mesuré à 600fs.
après un câble TVC (voir détails) de 1 mètre, la précision sur le connecteur BNC est de 800fs
en “sortie” du module d’entrée d’origine du SPDIF du Wadia X32, la mesure est de 150 PICO seconde (ps)
alors qu’en sortie du module SPDIF Input TVC la mesure est de 2.2 ps !



schéma erroné,  v1.1 début septembre...

Installé dans le convertisseur à la place du système d’origine, le module TVC SPDIF Input divise le jitter par 70 avant les circuits de traitement du signal.

Les performances du système sont loin devant le commun de l’industrie Hifi. Encore aujourd’hui dans les magasines audio, on peut lire que les liaisons BNC fonctionnent  moins bien que la liaison XRL. Cette situation dure depuis 20 ans, époque les circuits logiques étaient moins performant que ceux mis en oeuvre dans les modules TVC. Il faut oublier les affirmations sans étayement. Pour l’amateur, le meilleur système est la BNC de TVC, il y a pas de secret, seulement une sélection très rigoureuse des composants, des schémas sans concession et le passage au laboratoire de mesure. La fiche XLR n’est pas une fiche hautes fréquences, la fiche BNC l’est. Le cable RG179 est un coaxial haute fréquence ( 1 GHz). L’’utilisation d’un transformateur qui permet de s’affranchir de l’effet de masse est essentiel pour avoir un utilisation facile, sans risque de boucle de masse.



Ajout du module SPDIF dans le W1000


Après l’article consacré à l’implémentation du module SPDIF Input dans le Wadia X32, il a été demandé si cela était possible sur les X64.4. Il se trouve que le premier module a été conçu pour être installé dans le Wadia X32 dont le boîtier est très spacieux. Après une brève étude mécanique, il a été décidé de revoir la carte du module afin que celui-ci s’adapte mieux aux contraintes mécaniques des X64. Comme il restait quelques modules du premier lot, en attendant la version suivante dédiée plus spécifiquement au X64, nous avons voulu l’installer dans le Wadia 1000.

Pour tous les Wadia, il n’a jamais existé de “service manual”, nous sommes contraint  de faire de la rétro conception. Même si on ne comprend pas tout, cela est suffisant pour installer un module SPDIF Input.

Le circuit de réception du signal passe par 2 portes 74HCU04 avant de passer par une autre porte XOR (74HC86)  pour arriver sur une bascule D dont le signal SPDIF est la donnée et la clock un 5.6448 MHz synthétisé par un VCO ( 74LS624). Le signal a été pisté pour déterminer le point d'injection du signal SPDIF en provenance du module TVC doit être fait au plus haut dans la chaîne de réception avant le circuit de décodage .



Le passage par 2 portes 74HCU04 a déjà été rencontré sur le Wadia X32 et l’on sait depuis que c’est une solution qui ajoute énormément de bruit de phase. L’astuce consiste a remonter le plus loin dans la chaîne de traitement et l’on aperçoit que la patte n°3 du boîtier 74HC86 est coupée, pour permettre l’injection du signal en provenance du module TVC. Ce qui est fait sur la patte 2 du circuit 74HC74.  Les nombreux condensateurs de découplage permettent une prise du 5V aisée.


Mesures


Il n’a pas été possible de faire des mesures comme cela a été fait sur le Wadia X32. Mais puisque l’on retrouve les mêmes circuits dans la Wadia 1000 on est confiant pour que le  traitement TVC soit bénéfique.



Remise en ordre


Ce n’est pas le premier Wadia dont les fiches d’entré BNC ont été changées pour des RCA. Le montage sur cet appareil était une véritable horreur en terme d’impédance. Un câble coaxial nu (sans son blindage) voit son impédance chuter très très loin des 75 ohms requis. En clair, on ne bricole pas les entrées d’un Wadia, on utilise un module SPDIF In de TVC !

Les machines Wadia ne sont pas exemptes de boucle de masse car les entrées BNC ne sont pas isolées. Quand un problème de masse se présente, le bruit de fond analogique se dégrade, c’est aussi appelé effet de “mode commun”. Avec les dispositions prises, par l’isolation galvanique dû au transformateur, l’effet de mode commun disparaît.

   

                                                                 

Impressions d’écoute


Rémi devait-il faire la greffe du module ? Le Wadia 1000 est en quelque sorte un témoignage du passé, une machine (terriblement) onéreuse en son temps, assez vite remplacée par le X32 plus abordable et le X64 plus versatile (nombreuses entrées et sorties RCA et XLR). Le Wadia 1000 semble introuvable aujourd’hui : on aurait pu laisser l'ancêtre couler des jours heureux au fond du placard. D’un autre côté la tentation était grande de s’amuser avec les nouveaux jouets (le module SPDIF Input) car les mesures c’est bien, mais confirmer ensuite à l’oreille que la diminution du jitter est favorable, cela fait partie du jeu !

Vous l’aurez compris, le Wadia 1000 “secoué” par Rémi dans les paragraphes précédents est un appareil qui a été écouté des années durant (contrairement à Rémi qui découvrait l'ancêtre pour installer le module). Autant dire que sa personnalité sonore m’est connue. Le module installé et mesuré dans le X32 permettait de réduire le jitter et de proposer une restitution sonore d’un niveau supérieur, mais dans le Wadia 1000 l’apport du module impacte encore plus grandement la restitution sonore (il faut dire que l’on partait d’encore plus loin).

Tout d’abord je voudrais indiquer une petite coquetterie du Wadia 1000 avant l’installation du module : le convertisseur avait tendance à produire une sorte de souffle numérique au tout début des morceaux lorsque ceux-ci commençaient à très faible volume. Ce comportement erroné a disparu totalement depuis l’arrivée du module SPDIF Input.

Et maintenant, un petit rappel historique. Du fait des technologies différentes, il existe une différence sonore entre les sources analogiques et numériques. La dynamique du numérique est normalement meilleure que celle de l’analogique, quoique depuis la débile “loudness war” on se retrouve avec des enregistrements comportant moins de 10dB d’écart de dynamique. Sur une réédition d’un bon vinyle, on pourra donc trouver à juste titre le CD moins dynamique que la galette noire ! Ceci dit, une sorte de constante dans la proposition sonore de chaque système est que l’on pourra trouver le numérique plus mat et l’analogique comportant davantage de petites informations d’échos, de réverbération, une sorte de fluidité, avec des extinctions de notes plus longues... Un peu comme si le numérique mangeait les infimes micro-informations, celles-là même qui donnent le sentiment de vie à la reproduction. Bien entendu le “silence entre les notes” est du côté du numérique puisque l’on n’entendra jamais l’aiguille frotter contre le disque, mais ce silence et la restitution matte donnent donc un côté “froid et analytique” au numérique que seules les meilleures électroniques contournent, alors que dans l’autre camp il est facile de trouver une platine vinyles correcte et d’y monter une cellule agréable, tout cela pour une poignée de cacahuètes.

Pour revenir au Wadia 1000, l’évolution par le biais du module est plus que bénéfique car elle donne une seconde jeunesse à l’aïeul des convertisseurs : sa proposition sonore n’a jamais été aussi proche de l’analogique sur les critères de l'extinction des notes, de la richesse des timbres et du caractère vivant et enjoué de la reproduction. Au péril de décrédibiliser mon discours, je prends le risque d’affirmer que le Wadia doit rester sous tension pendant quelques jours avant de donner le meilleur de lui-même, à bon entendeur...

Le registre grave est charpenté sans être hyper démonstratif - pour tout avouer il existe des appareils meilleurs dans ce domaine dans lequel les Wadia de première génération ont régné en maître pendant quelques années, que voulez vous, on se blase - puis ensuite la courbe semble être en pente douce, très légèrement descendante, atténuant un peu l’extrême aigu (toujours par rapport au X32 que l’on pourrait qualifier de “lumineux”). Dans dans le médium, le point fort du W1000, les timbres 1000 sont très riches et sonnent juste avec une sensation de matière presque palpable et une micro dynamique vraiment plaisante. La scène sonore s’étale bien en largeur et en profondeur et l’on gagne beaucoup sur le sentiment d’avoir les interprètes positionnés en trois dimensions, avec de l’air entre chacun d’eux. Ce paramètre est saisissant et enthousiasmant sur les enregistrements de Jazz tels que le Live à Tokyo du trio Keith Jarrett. Le module semble améliorer le rapport signal / bruit car les petits détails sont bien plus faciles à entendre désormais. Le haut du spectre semble sonner juste mais en comparaison avec le X32 modifié, on peut le trouver moins “brillant” et moins ouvert que le X32, mais certainement mois agressif et donc “semblant plus analogique”. Il faudrait installer un module Wadia Sledge Hammer dans le 1000 pour se rendre compte du potentiel total du 1000, peut être en récupérant celui du X64.4 et en passant une après midi à faire du mécano ! Je suis persuadé qu’avec ce module le grave gagnerait en niveau et le haut du spectre serait plus ouvert !

En résumé l’installation du module est une excellente surprise du point de vue de l’impact sur les performances sonores, le Wadia 1000 n’a jamais autant paru “analogique”, loin, très loin de la plupart de la production actuelle !



Après le module SPDIF Input ?


Bien entendu TVC regorge de projets dans les cartons. Ces projets avancent à la vitesse du temps que l’on peut leur consacrer. Néanmoins un document pourrait donner des idées ou confirmer des pistes. Ce document est présenté ci-dessous et c’est à la fin de la rédaction du présent article que TVC le découvre. Nous n’étions pas très loin de la vérité : la sortie du Wadia 2000 en 1988, l’étage de sortie Sledge-Hemmer en 1989, la gestion de l’horloge par RockLok (maintenant l’on connaît l'orthographe) en 1990. Pour TVC 2011 sera l’année de notre propre système d’horloge pour le Wadia, toujours avec le besoin de faire nettement mieux, sinon cela n’a aucun intérêt ! Alors revenez sur le site de temps en temps !




Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket

Photobucket



Contact