The Vintage Corner : Platines Microssillons


Platines Microssillons




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Un peu d'histoire

La lecture des disques, mais c'est très simple....en théorie !


Petit préambule historique :

C'est en Avril 1877 qu'un certain Charles Cros déposait à l'académie des sciences à Paris, une enveloppe contenant le descriptif d'un procédé d'enregistrement des sons. Hélas il n'eut pas le temps de concrétiser son appareil et un certain Thomas Edison lui « grilla » la politesse !

Dans le principe, le dispositif reposait sur la propriété qu'avait un son de faire vibrer un diaphragme de mylar permettant ainsi par l'intermédiaire d'une aiguille d'enregistrer sur un support tendre sa représentation physique. Le procédé étant réversible pour effectuer la lecture. Edison avait opté pour une feuille d'étain enroulée sur un cylindre alors que Charles Cros avait choisi le disque en cire sous la forme que l'on connait de nos jours !

Les deux procédés étaient purement mécaniques (Edison venait juste d'inventer la lampe à incandescence, on était loin de l'électronique), je vous laisse imaginer la fidélité de la chose ! Tout au plus pouvait on deviner "l'air" enregistré ou les paroles prononcées.

Toutes sortes de variantes furent expérimentées, tant pour le pavillon et sa forme, que pour le diaphragme, du mylar à l'aluminium en passant par le papier, ainsi que l'aiguille en acier, bambou ou même l'épine de porc-épic ! La vitesse de rotation quand à elle était obtenue par un mouvement d'horlogerie à ressort et ne fut normalisée à 78 T/mn qu'en 1912.Vinrent ensuite les moteurs électriques.

Il falut attendre les progrès de l'électronique suite à l'invention de la lampe triode par Lee De Forest, pour voir la qualité progresser significativement. On pouvait dès lors compter sur une bande passante de 250 Hz à 8 kHz : stupéfiant ! C'est à la société Western Electric que l'on doit le premier enregistrement « électrique ». Cela n'allait pas sans poser de problème physiques insurmontables : d'une part les aigus se perdaient dans le bruit de fond du support, d'autre part le graves produisaient des sillons si tortueux qu'il devenait impossible de les suivre !Ceci était compensé par les défauts des sytèmes d'enregistrement et de reproduction qui n'étaient en rien linéaires.

La conception de nouvelles têtes de lecture plus fidèles mis en avant ce phénomène et on du recourir à l'application d'une « correction de gravure ». Celle-ci produisait une modification du signal en atténuant les graves et en amplifiant les aigus, Il suffisait d'appliquer à la lecture une courbe inverse pour retrouver le son original. Hélas, les industries de la Radio et du disque y allèrent chacun de leur propre procédé, on l'on trouva donc les courbes EMI, BBC, Decca avec la FFRS etc...

C'est en 1947 que l'on vit apparaitre de nouveaux formats nommés « Microsillon ». Comme son nom l'indique, ce procédé permettait grâce à un sillon plus fin et une vitesse de rotation réduite d'augmenter la durée d'écoute par face de 6min pour un 78 t à 25min pour un 33 t. Dans le même temps la composition du disque changea et la « gomme lacque » (Schellac en Anglais) fit place au « vinyle ». Ce nouveau matériau permettait, outre une gravure plus fine et détaillée, de réduire significativement le bruits de surface. Cela permit également de populariser la gravure stéréophonique qui avait été expérimentée avant guerre par les laboratoires Bell. Enfin dans les années 60, la Radio Industrie Association of America (RIAA) imposa sa courbe de gravure donnant naissance aux disque tel que nous les avons connus jusqu'en 1981, date de lancement du Compact Disc, ceci étant une autre histoire.

Casimir, août 2007


Définitions de base

Dans les années 70 on ne se cassait pas la tête, on achetait une platoche "tout en un", les marques en vue étaient Dual, Thorens, Garrrard, Lenco etc... Quand on achetait une platine elle était vendue comme un tout avec son entraînement, son bras, sa cellule et souvent son système de changeur automatique. Cela fonctionnait souvent pas trop mal musicalement parlant. Mais la lecture de disques, pour les hifistes de haut vol ne supporte pas l'à peu près !

Dès lors chaque marque proposait son "moteur" haut de gamme, sur lequel on montait le bras de son choix, et la cellule idoine. Et c'est là que tout se corse car presque 150 après son invention, la lecture d'un disque reste une opération mécanique !


Pour la jouer simple on va dire qu'il existe deux Types de platines :


L'Entraînement est pour la majorité :

Je laisse volontairement de coté l'entraînement par galet qui était de mise sur le matériel professionnel avant que l'entraînement direct ne le remplace.


Les Types de Bras sont :
Quand aux cellules, les cellules Piezzoélectriques qui étaient réservées aux électrophones et chaînes bas de gamme ont disparues au profit des cellules à aimant mobile (MM pour Moving Magnet) ou plus élitiste à Bobines mobiles(MC pour Moving Coils). Tout le secret réside dans l'assemblage de ces divers éléments pour tirer le meilleur du sillon gravé dans le disque.