Le Convertisseur Audio numérique Jundac Two
Renaud - Novembre 2010
Introduction
Inutile de le taire, assister à la gestation d’un produit audio est
toujours une expérience agréable. D’autre part, je n’ai jamais caché un
vif intérêt en matière d’audio-numérique. Alors quand Eric Juaneda m’a
proposé l’évaluation de sa dernière création durant une semaine, j’ai
immédiatement négocié afin de pouvoir en profiter davantage !

M. Juaneda réalise depuis plusieurs années des électroniques assez
inhabituelles en terme de performances pures. C’est un électronicien
expérimenté mais aussi un audiophile passionné qui effectue une sorte
de “travail de fourmi” : il ne s’agit pas d’avoir de nombreuses
électroniques au sein du catalogue, mais au contraire le faible nombre
de références témoigne en quelque sorte d’un véritable acharnement, un
acharnement permettant d’obtenir le maximum du schéma, des composants,
de la mise en oeuvre.
Au fil du temps, j’ai eu le plaisir de disposer de plusieurs composants
audio en provenance de JuniLab, parfois des prototypes et d’autres fois
des versions plus finalisées. J’ai le fort souvenir de plusieurs
modèles de pré-amplificateurs, surtout le “Modèle 4” extraordinaire de
transparence. Au cours de notre relation avec Junilab, j’aurais aussi
connu le privilège d’assister à des séances de comparaison de
composants en fonction de leurs signatures sonores respectives.
Expérience enrichissante de constater l’aisance avec laquelle on peut
discerner comment tel ou tel composant dans le schéma d’un appareil
impacte le rendu sonore. Cette “prouesse” lue ici et là et dont on peut
douter a priori est en pratique assez banale : lorsque tout s’y prête,
c’est une affaire aisée.
La dernière écoute chez M. Juaneda remonte à quelques mois, lors d’une
visite informelle. Le concepteur avait détaillé son convertisseur sur
le banc de montage et j’avais pu constater la qualité extravagante de
la mise en oeuvre et du soin incroyable consacré à chaque
infime détail. Par exemple chaque entrée disposait d’un câble différent
permettant à l’utilisateur de “choisir” son entrée préférée ! Après la
présentation technique, j’avais eu la chance de pouvoir écouter un
exemplaire du convertisseur sur quelques extraits musicaux et j’ai le
très bon souvenir de ce que j’en avais principalement ressenti : une
proposition sonore présentant une nombre impressionnant de micro
informations telles que bruits de salle, musiciens se déplaçant, doigts
glissant sur les cordes. Et encore, il ne s’agissait pas d’une session
d’écoute pure et dure mais plutôt d’une discussion avec de la musique
en fond sonore.
Présentation
L’objet de ce compte-rendu est le JunDac Two. On conviendra que le nom
ne parle pas de la technique intrinsèque, mais le “two” indique qu’il
s’agit du second modèle de convertisseur de la gamme Junilab, qui vient
se positionner au dessus de son petit frère. Pour ce nouveau
modèle, M. Juaneda pousse encore plus loin les idées de la première
version du convertisseur. Le modèle est proposé soit en kit, soit en
boîtier “tout monté”. Honnêtement, je pense que le kit est à réserver
aux “as du fer à souder”, aux personnes expérimentées et bien outillées
pour réaliser le travail. En ce qui nous concerne, nous allons nous
attacher au produit monté dans sont boîtier. Alors, que trouve t-on
dans la boite ?

Le premier élément dont je souhaite parler est le circuit de
conversion, le DAC, en l'occurrence le fameux PCM 1704. Au moment de sa
sortie par BURR BROWN à la toute fin des années 90, ce DAC a produit
l’effet d’une bombe dans le monde de l’audio. Pensez donc, une
résolution de 24 bits avec un rapport signal de 120db : le responsable
de Theta Digital annonçait “Absolument et sans conteste, le meilleur
!”. De son côté, le responsable de la conception des produits chez
Wadia, dont on peut supposer le savoir-faire, annonçait : “une plus
grande résolution, une plus grande dynamique et une meilleure réponse
dans le grave que tous les autres produits” !
La version du PCM1704 utilisée dans le JunLab Two est celle en “K
grade”, c’est à dire une version triée plus performante (rapport S/B et
THD) que la version standard. D’ailleurs, un petit “K” sérigraphié sur
le circuit est d’ailleurs visible lorsque l’on ouvre la boite. A noter
et si j’ose dire “conformément à la mode actuelle” l’implémentation du
PCM 1704 en mode NOS, c’est à dire Non Over Sampling, dont vous pourrez
trouver une traduction de l’article fondateur à cette adresse NOS
Kusunoki. L’objectif du NOS est de se dispenser du filtre digital afin
de produire un son plus analogique et plus naturel.

A quoi bon un PCM1704 avec un 120dB de rapport signal bruit si
l’alimentation est bruyante ? C’est loin d’être le cas dans le JunDac
Two dont les différents étages d’alimentation représentant environ
quatre vingt pour cent de l’électronique.
Le choix des condensateurs ravira les électroniciens mais un peu moins
les audiophiles. Conformément à ce qui est déjà exposé par ailleurs sur
TVC au sujet de la qualité des condensateurs, il suffit de choisir le
bon modèle en fonction des spécifications techniques et d’éviter le
modèle “audiophile” certainement plus onéreux (pour cause de fluide
magique inside) et dont les spécifications ne sont pas forcément très
claires.
Techniquement, il reste encore au moins une dizaine de points
spécifiques au convertisseur qui mériteraient explications ou
commentaires, au risque d’ennuyer le lecteur. Comme indiqué ci-dessus,
le convertisseur existe dans une version en kit, mais la mise en boite
du kit par M. Juanéda permet d’en tirer la quintessence : du point de
vue du concepteur, le résultat sonore obtenu est “pour 50% électronique
et le reste, c’est de la mise en oeuvre”. Dans la catégorie des
détails, on constate par exemple les gros condensateurs amortis
mécaniquement par du matériau absorbant. Pour être bref, on pourra
citer le soin apporté aux alimentations, à l’étage de sortie et même à
la chasse aux vibrations mécaniques : le convertisseur peut être livré
avec une plaque de granit optionnelle.
Pour conclure trop hâtivement le chapitre de la technique, indiquons
que l’intérieur de la machine “il y a de la came” : on reste
impressionné par la qualité des composants et leur nombre, ainsi que
par le soin méticuleux et l’attention aux infimes détails de mise en
oeuvre !

Évolutions
possibles
Le convertisseur propose deux évolutions à considérer avec intérêt.
D’une part le JunDac propose une entrée Green Earth dont voici la
documentation (pdf 350ko) et qui a pour but d’améliorer le rapport signal / bruit :
cet accessoire modifie la présentation sonore assez notablement, nous y
reviendrons dans la partie écoutes de ce compte rendu.

D’autre part le JunDac accepte une entrée horloge. Pour information le
circuit de réception du signal (DIR) est le Cirrus CS8416 utilisé dans
de nombreux appareils. Bien que ce circuit dispose d’un mécanisme
permettant de lutter contre le jitter, tout le monde sait que la
question de l’horloge est cruciale : une meilleure précision de cet
élément impacte mécaniquement le résultat sonore. Au contraire d’un
gadget inutile, l’entrée Master Clock est donc une fonction du
convertisseur qui en multiplie son potentiel et je suis certain que le
JunDac gagnera encore en terme de prestation sonore dès que le boîtier
optionnel (encore en développement) sera ajouté. Un petit mot pour
indiquer à nos lecteurs, par un doux euphémisme, que les horloges
chinoises disponibles sur internet sont une pure perte de temps.
Mise en oeuvre
Le JunDac Two semble ne pas échapper à la fameuse “période de chauffe”
avant de donner le meilleur de lui même. L’appareil dispose d’un
interrupteur général au dos du boîtier, alors que l'interrupteur en
face avant marqué “On” est utilisé pour passer (ou non) en mode veille
: durant les écoutes le DAC est resté sous tension tout le temps, sans
même utiliser cet interrupteur.
On pourra amèrement le regretter, mais il faut se rendre à l’évidence :
en matière de Hifi se trouve pléthore de spécialistes aux philtres
miraculeux, aux poudres de perlimpinpin, aux recettes magiques dont les
secrets sont jalousement préservés de la curiosité des mécréants. Voila
les nouveaux alchimistes : leurs discours échappant à la matière
scientifique, ils invoquent “la magie” comme fondement de leurs
démonstrations. A défaut de transformer le plomb en or ceux-là vont
tenter de vous vendre le cuivre de leurs câbles au prix du platine :
spécialistes de l’optimisation (de leur porte monnaie) ils transforment
la merde en or - d’où la locution “les nouveaux alchimistes” - et
rendent illisibles le travail des vrais spécialistes tels que M.
Juanéda.
Loin de théories fumeuses émises par des fumistes détestables qui
polluent le paysage des passionnés sincères, M. Juaneda a tenu à
compléter l'installation de son appareil en mettant en oeuvre des
petites astuces en matière mécanique et vibratoire. C’est pour cela que
le convertisseur, d’abord posé sur un meuble spécifique, a ensuite été
installé sur trois couches de matériaux aux propriétés mécaniques
différentes : du liège, du granit et une plaque de chêne. Il ne s’agit
pas de supports onéreux, au contraire tout cet attirail se trouve dans
les magasins de bricolage. Force est de constater que ces petites
astuces apportent un gain à l’écoute, dans le même esprit qu’un
vulgaire tapis bien disposé par exemple.

Contrairement aux vilains Wadia qui rayonnent énormément et qui peuvent
nuire à la réception avec un tuner, le JunDac ne rayonne pas (du moins
dans mon usage) et peux donc être agréablement utilisé avec le
Mircomega Tuner (celui disposant d’une sortie numérique) : sans quartz
à l’intérieur, le convertisseur se verrouille sur le signal reçu.
L’inconvénient mineur est qu’il est nécessaire de disposer d’un lecteur
CD avec une horloge de grande précision pour en tirer le meilleur
parti. Notre lecteur Marantz
CD94 modifié est le candidat idéal pour une belle association
: son horloge
mesurée à 200 fs est bien loin devant toutes les
réalisations du marché (les lecteurs du marché utilisent la
pico-seconde plutôt que la femto-seconde pour indiquer la gigue
- Jitter - de leur horloge).
Une diode rouge en façade du convertisseur indique une erreur (perte
d’au moins un échantillon) et reste allumée durant une seconde (que ce
soit donc pour un seul ou quarante quatre milles échantillons). Il est
bien curieux de voir cette diode monter lorsque l’on allume ou éteint
la lumière dans une pièce voisine, mais au delà de la curiosité cette
fonction permet de savoir si le convertisseur verrouille bien le signal
d’entrée. Dans le cas d’une installation un peu complexe, par exemple
avec un signal provenant d’un PC, d’une boite internet etc... elle est
bien pratique.
Ecoute
Après avoir laissé quelques jours sous tension le JunDac 2, les écoutes
analytiques ont permis de cerner la personnalité particulière de ce
convertisseur. Les premières écoutes ont été assez déroutantes, mais en
laissant les habitudes s’éloigner, le plaisir d’écoute a été de plus en
plus grand.

Habituellement, je détermine le point fort d’un appareil, mais en ce
qui concerne le JunDac Two, j’ai été incapable de choisir entre deux
points vraiment marquant. Commençons donc par le premier qui vient à
l’esprit : un registre grave absolument phé-no-mé-nal !
En fait, cela s’étend de l’extrême grave jusqu’au bas médium. Le grave
est très tendu, sans traînage, ferme, avec une autorité certaine. Les
différents instruments, tels que la contrebasse, ont une texture
harmonique saisissante, une vraie présence. Les percussions disposent
d’une rare ampleur, et tout ce qui se trouve dans le registre grave-bas
médium est positionné en trois dimensions avec grande précision : cela
est particulièrement vrai sur certains enregistrements de Jan Garbarek
produits par ECM (I took up the runes etc...). Cette assise dans le
grave se retrouve aussi dans la présentation de la salle et contribue à
l’illusion d’être présent. Avec le système d’écoute précédent, je
restai un peu sur ma faim avec l’album Companions de Patricia Barber.
Avec le JunDac Two le registre grave est réussi et les informations
sonores permettent de percevoir les dimensions de la salle,
on a même l’impression lors des applaudissements de pouvoir dénombrer
les spectateurs.
Autre point positif du registre grave : la dynamique ! Elle est
d’autant plus impressionnante que contrairement à ce que l’on peut
constater sur une majorité d’autres appareils, cette
dynamique n’impacte en rien les autres registres et surtout permet de
continuer à entendre les micro détails. Voila donc une frappe
chirurgicale du grave sans dommage collatéraux en quelque sorte.
Quoique à bien y réfléchir, les dommages collatéraux puissent se situer
dans le domaine du voisinage, puisque l’addiction à cet effet de
“ooomphh” se développe au fil des disques écoutés !
Vous l’aurez compris, le registre grave se présente comme la solide (et
réjouissante) fondation sur laquelle il reste à poser les autres
registres sonores.
Après cet enthousiasmant et premier point fort, passons à l’autre force
déterminante du convertisseur : le niveau de détails. Comme indiqué
plus haut, les écoutes se sont déroulées avec une Marantz
CD94 modifié selon la recette TVC (après avoir démarré avec un Kenwood 990SG ayant
subit la même évolution). Pour rappel, le niveau de détail des platines
modifiées est dans le domaine de l’excellence, sous réserve de disposer
d’un convertisseur capable de transcrire les informations numériques en
signal analogique ! Le JuanDac présente sur ce point un comportement
qui sort de l’ordinaire : sur l’album Companion, déjà évoqué ci-dessus,
le disque se retrouve comme éclairé du foisonnement de micro
informations.
C’est ici que s’ouvre une bonne grosse parenthèse. Le convertisseur
peut évoluer en ajoutant le module Gren Earth. Ecouté deux semaines
sans le module, les écoutes des deux semaines suivantes ont été
effectuées avec. Ce module modifie notablement la balance sonore et
donne une restitution plus “classique” du message sonore, restitution
avec laquelle je suis plus “en phase”. Il faut avouer que le NOS est
une écoute différente. La norme en terme de qualité a été définie par
la médiocrité durant des années et des années, et Wadia s’écartait
largement de cette médiocrité en utilisant un faible filtrage numérique
intrinsèquement lié à un novateur sur-échantillonage logiciel
spécifique : le résultat avait aussi de quoi surprendre. En effet,
lorsque la standardisation de la médiocrité est devenue la norme, ce
peut être un effort d’écouter quelque chose de différent. Une récente
étude indiquait que tel panel de personnes préférait pour le même
morceau le son encodé en MP3 que celui du CD audio : chacun pourra en
tirer ses propres conclusions, pour ma part je considère cela comme
édifiant. Le système NOS s’appuie, un peu comme Wadia en son temps, sur
l'absence de filtrage numérique. Alors c’est vrai que d’un côté “on
récupère” un nombre impressionnant de détails rabotés par le filtrage
numérique classique, d’un autre côté on se retrouve à la merci d’un
certain nombres d’artefact numériques. En matière de vidéo les
artefacts sont clairement identifiables. En effet, on peut facilement
voir qu’une hélice d’avion se courbe peu à peu en fonction de sa
vitesse et du nombre d’images par seconde. Par contre en matière
d’audio, la démarche d’identification de l’artefact est plus difficile.
Ce qu’il faut comprendre, c’est que dans le cas du JunDac two le gain
est mille fois supérieur - en détails foisonnants inaudibles
jusqu’alors - à la contrepartie négative : le côté éventuellement un
peu râpeux du médium-aigu est totalement estompé par l’ajout du module
Green Earth... Pour éventuellement s’en dispenser à terme.
Donc, vous l’aurez compris, le niveau de détail est fulgurant, merci
l’absence de filtrage numérique, merci le PCM1704, merci aux
alimentations et à tout ce qui est mis en oeuvre pour l’obtenir. Voila,
vous êtes prévenu : écoutez Mythologie de Patricia Barber et vous allez
découvrir derrière la voix de la chanteuse quelques notes de saxophone
auparavant inouïes : la première fois c’est le doute. S’agit-il d’un
artefact, d’un écho ajouté par le convertisseur. La télécommande permet
un retour en arrière de quelques secondes. Non-non, ce sont bien
quelques notes de saxophone derrière la voix de Patricia Barber. Alors
les plus idophiles d’entre nous se délecterons des grincements du
tabouret sur le Live A FIP du fameux Hadouk Trio, de l’ouverture de la
porte du studio pour entendre la circulation de la rue sur l’album
Lilly Was here de Dave Stwart...
Plus ou moins indiqué dans les paragraphes précédents, la dynamique
globale est vraiment réussie : il faut dire que la nervosité du
registre grave y participe généreusement. D’autre part la
micro-dynamique, la capacité à suivre les instruments situés dans les
arrières-plans, est excellente. Conjointement au foisonnement des
détails, l’auditeur ressent la musique de manière naturelle : il ne
s’agit pas d’un effort d’intellectualisation pour comprendre ou suivre
tel ou tel instrument, au contraire tout coule de source.
Difficile de parler de la proposition sonore en trois dimensions de
manière indépendante, ce point aussi est plus ou moins frontalement
traité dans les paragraphes ci-dessus. J’indiquerai juste que l’image
s’est stabilisée après 48heures de chauffe. Elle s’étend correctement
de part et d’autre des enceintes et aussi en profondeur derrière les
Wilson Audio, ce qui correspond à ce que j’en attends. Sur ce dernier
point, je suis persuadé que les résultats (déjà très bons) peuvent être
encore tirés vers le haut lorsque l’option d’horloge sera disponible.
S’il vous plaît, Monsieur Juanéda, ne tardez pas trop à le
commercialiser !
Pour finir ce chapitre je ne résiste pas à l’envie de vous faire part
de quelques remarques de personnes ayant profité du canapé :
“Le niveau de qualité était assez remarquable. Je suis très étonné que
sans élément acoustique ajouté nous ayons obtenu un tel niveau et une
telle lisibilité dans extrême grave. La pièce semble vraiment bien
équilibrée. Tous les équipements audio y sont aussi pour beaucoup “
“J'ai écouté quelques chaînes audiophiles chez des clients. Ils sont
loin d'obtenir le résultats que tu obtiens même si les moyens sont
quelque fois bien plus importants.
Conclusion
D’un point de vue sonore le JunDac two est une réussite probante se
situant dans le haut du panier des convertisseurs haut de gamme. Hélas,
cet appareil arrive sur un marché déjà encombré et surtout bien occupé
par des références mondialement connues. Un audiophile “chevronné” et
qui aime souvent changer son matériel pourrait pencher vers un appareil
de même coût, peut être moins bon d’un point de vue sonore, mais avec
la certitude d’une facilité de revente. Un autre, éventuellement sourd,
s’attachera davantage à la représentation sociale : il faut que ce soit
cher et que cela se voit. Du coup le JunDac Two, sans chrome rutilant
ou tube mis en évidence, intégré dans un boîtier destiné à la
reproduction audio davantage qu’au paraître, se trouvera handicapé par
ses qualités mêmes. Les deux types de commercialisation (kit ou monté)
participeront sans doute au nombre d’exemplaires en circulation et
gageons que le bouche à oreille assurera un beau succès à ce
convertisseur qui mérite la considération du véritable
audiophile.
Quelques
photos

















