The Vintage Corner : Kenwood


Kenwood - Lecteur  DP-990SG


ARTICLE EN COURS DE REDACTION...


Renaud / Rémi novembre 2010

Introduction




Kenwood DP990SG

/////////////////////////////////ARTICLE EN COURS DE REDACTION/////////////////////////////////////////////


Sur le site de TVC on aura déjà chroniqué la grande soeur de l’époque, la belle Kenwood DP1100SG. Le sommet de la gamme, Muse d’Or de la revue l’Audiophile, fut suivie par ce modèle très proche et un peu moins onéreux à l’achat. Le numéro 118 de mai 1988 de la NRDS nous parlait de la 1100SG, alors que la DP990 SG n’aura jamais profité des honneurs de la presse. Presque vingt cinq années plus tard TVC répare cette injustice en espérant intéresser le lecteur !

Tableau de bord et sorties

Les deux platines sont très proches l’une de l’autre et répondent au canons esthétiques japonais de l’époque : un beau parallépipède rectangle noir et lourd, un afficheur exhaustif, un clavier complet, différents mode d’accès aux pixstes, une télécommande remplie de fonctions impossibles à toutes mémoriser et des possibilités rigolotes et même purement anecdotiques telles que le calcul automatique des morceaux à jouer pour rentrer dans le temps défini d’une cassette audio.

En plus des raffinements précédents la platine dispose de tout ce dont on pouvait rêver en matière de sorties :


Dans la boîte

Citons tout de suite la différence avec la Kenwood DP 1100SG qui disposait un châssis en fonte d'alliage d’aluminium, ainsi  de deux transformateurs enfermés dans des boîtiers anti rayonnement alimentant,  chacune des cartes électroniques, la 990 ne dispose que d’un seul transformateur d’alimentation et le transformateur est à l’air libre... Pour le reste nous sommes en terrain connu :

Au moment de la sortie du DP1100SG Kenwood fournissait une documentation “technico-commerciale” insistant sur les avancées de sa platine. On peut résumer cela en trois points : MSB, DPAC et mécanique.

MSB 2SB

En ce qui concerne le convertisseur, Kenwood utilisait le PCM56P en l’implémentant de telle sorte qu’il était possible de “corriger les erreus de MSB” et aussi du 2SB. En effet, sur la carte se trouve de quoi régler le MSB et aussi le 2SB : il existe déjà un article sur le sujet sur voter site vintage préféré : http://tvcaudio.com/tvc/Kenwood/Kenwood1100SG.html#Les_informations_compl%E9mentaires_de

DPAC

Le système “DPAC” était le système proposé par Kenwood pour effectuer la chasse au jitter. Rendons grâce à Kenwood d’avoir été un des premiers gros industriel à évoquer le problème du jitter en 1988. Aujourd’hui encore certains ignorants pensent que c’est “de la littérature” et donc cela n’a aucune incidence sur le rendu sonore. Avec les moyens de son temps, Kenwood proposait un quartz unique, référence de temps pour toute la machine, en soignant son circuit et son implémentation (disposition du quartz sur un carré de mousse afin d’éviter les vibrations, nous y reviendrons). L’explication de Kenwood tient en une phrase simple : “l’axe du temps du signal numérique oscille et crée de la distorsion”. En 1988 les tontons flingueurs de la NRDS avaient eu à disposition une modèle modifié permettant d’activer ou pas le circuit DPAC : “Les différences flagrantes et décelables immédiatement... L’aigu passe de granuleux à filé, les plans sonores passent de flous à précis”. Exactement ce que l’on ressent aujourd’hui lorsque l’on installe une horloge TVC dans un lecteur, avec une différence encore plus grande.

Mecanique

Pour la partie mécanique, Kenwood s’appuyait sur plusieurs points :

Tous ces efforts sur la mécanique n'empêchent pas les mauvaises langues de s’exprimer : si cela est implémenté dans la Kenwood, c’est parce qu’elle est mécaniquement inférieure à une Philips CDM1...

Performances

Pour la question des étages analogiques, on considère aujourd’hui que Kenwood avait un peu oublié de soigner cette partie. Sur les 1100 et 990 le jeu habituel des spécialistes du fer à souder est de changer les op-amps.

Aujourd’hui TVC  utilise souvent les lecteurs de CD en tant que “drive”, c’est à dire que pour obtenir le meilleur résultat sonore on ajoute à la platine un convertisseur numérique / analogique, un DAC en utilisant une sortie numérique. La DP990SG, à l’instar de sa grande soeur, dispose de deux sorties numériques au standard en vigueur à l’époque : la sortie TOSLINK et la sortie Coaxiale. Le format TOSLINK avec une “fibre de verre en plastique” ne jouit pas d’une très bonne réputation, mauvaise réputation confirmée par l’usage. Nous n’en parlerons pas davantage, nous allons nous consacrer à la sortie coaxiale (puis à celle que nous ajouterons, une sortie BNC).

Comme sa grande soeur, la sortie SPDIF (activable par un bouton en façade) de la 990SG est catastrophique est ressemble peu ou prou à la photo ci-dessous. Pour rappel, lors de nos premières mesures nous pensions avoir affaire à un exemplaire en panne mais les différents exemplaires de 1100SG et 990SG ont montrés les mêmes mesures :


http://i173.photobucket.com/albums/w48/renaudmumu/Remi/SPDIF_Mesures/KenwoodPD1100SG_SPDIF_1m50.png

Vous trouverez d’autres photos de signal SPDIF à cette adresse : http://www.tvcaudio.com/modules/SPDIF_HallOfFame.html

Sans toucher à la machine, le signal de la Kenwood peut être remis en forme par un appareil tel que le Genesis Digital Lens (les autres anti-jitter sont malheureusement au mieux inefficaces) pour remonter le niveau. Hélas cet appareil est à peu près introuvable. http://www.tvcaudio.com/tvc/Genesis/GDL.html, il faudra donc trouver d’autres solutions.

Remise à niveau, améliorations


En supposant que l’on a en mains une platine qui fonctionne, on pourra utiliser la recette TVC pour transformer une belle platine au signal SPDIF honteux, en “Drive de Course”.

Pour rappel, à moins d’un appareil en panne, toutes les informations sont lues par la mécanique. Pour obtenir le meilleur résultat sonore, on se dispense de la conversion de l’information numérique en signal analogique intégrée au lecteur de CD et l’on utilise un convertisseur externe. La recette TVC consiste à installer une horloge de haute précision dans le lecteur et de “piquer” le signal SPDIF juste après l’encodeur SPDIF pour l’amener au connecteur qui sera installé dans le châssis.

De nombreux articles sont disponibles sur TVC concernant les dix huit mois de travaux effectués sur le sujet. La qualité des horloges TVC est mesurée en quelques centaines de femto secondes. Nous avons testé quelques horloges du marché et leurs précisions peuvent s’exprimer en pico-seconde : avec les horloges TVC on gagne un facteur d’échelle... Sans compter que nous fournissons les mesures : installer l’horloge dans le lecteur c’est autre chose que du baratin idiophile. De plus, l’installation d’une holorge TVC se fait sur une isolation de mousse, la seule façon simple d’isoler le quartz des vibrations de l’environnement ( 50 hz et tous les multiples) . Nous savons cela parce que nous faisons des mesures sur de la mousse et les rapport que nous produisons sont des mesures avec une utilisation de la mousse.  C’est pourquoi, d’un coup d'oeil sur l'intérieur d’un appareil nous pouvons  jauger la qualité du travail sur les horloges.

De nombreux articles sont disponibles sur TVC relatifs à la sortie SPDIF :le Hall of fame est assez représentatif et encore une fois nous fournissons les mesures.  

Pour mémoire, le suffixe “SG” indique un traitement particulier de l’horloge avec un système de suspension du quartz basée sur de la mousse noire... Mais plus de vingt cinq années après la construction, la mousse tombe en miette et cela impacte de manière négative le fonctionnement. L’horloge TVC tombe à point nommé et se trouve donc installée sans vergogne : un module clock “remplace“ le quartz et voila notre DP990SG avec une horloge de haute précision.

Le convertisseur numérique attend un signal SPDIF. Le signal d’horloge est encodée dans le flux d’informations SPDIF et il est retrouvé par le DAC : on nomme cela “Clock recouvrée”. Cette reconstruction d’horloge est un des maux les plus ravageurs du système à cause de la précision relatives de nombreux éléments, dont la qualité d’horloge du lecteur CD et la qualité du signal SPDIF transmit au DAC. En attendant de traiter ultérieurement la question du côté du DAC, comme dans cette série d’article : http://www.tvcaudio.com/SPDIFInput/spdifInput.html on résoudra donc la question dans le lecteur de CD en ajoutant le module SPDIF de TVCAudio.

Résultat des courses

Voila la superbe Kenwood DP990SG transformé en machine de haute volée. L’inconvénient avec ce genre d’opération de transformation est que cela vient heurter le sens commun de l’audiophile sur plusieurs points :


La Kenwood est depuis quelques temps à l’écoute à la place des autres belles mécaniques de la maison et distille la musique. Puisque les résultats d’écoutes sont répétables d’une platine à l’autre, finalement, autant donner la parole à Julien dont la CD94 a été modifiée avec les modules :

J'écoute classique et opéra à 95%. Dire que je redécouvre tous mes disques est un euphémisme... Tout est sans aucun doute possible bien meilleur qu'avant.

L'image et le niveau de détail sont stupéfiants. Le grave est... là. Il n'y a plus cette coloration fatiguante dans les aigus. Deux trucs particulièrement étonnants : certains disques qui me paraissaient pas très bien enregistrés sont en fait très bons (et inversement).

L'autre truc c'est les voix : des tas d'intonations apparaissent et nombre de mots deviennent compréhensibles. En revanche, sur certains (rares) disques, je ne trouve pas de grosse différence. Mais globalement, j'ai l'impression d'avoir une nouvelle version de la plupart de mes disques...

Donc du grave, des aigus qui ne fatiguent pas les oreilles, image et détails. Clarté mais pas sécheresse. c'est tout à fait exceptionnel.






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